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dimanche 12 novembre 2017

La trêve de Matthieu Donck, 2016

LA TREVE
de Matthieu Donck
2016
Belgique
Série TV
Diffusé sur France 2 en août 2016
avec Yoann Blanc, Guillaume Kerbusch, Anne Coesens, Sophie Breyer, Jean-Henri Compère, Jasmina Douieb, Tom Audenaert, Sam Louwyck, Catherine Salée
Ecrit par Stéphane Bergmans, Matthieu Donck et Benjamin D’Aoust
Thriller
520 minutes (10 épisodes de 52 minutes)
Budget : 250 000 euros par épisode
Synopsis :
Heiderfeld, village des Ardennes, de nos jours…
Driss Assani, un jeune homme d’origine togolaise, est retrouvé mort dans la rivière La Semois, Yoann Peeters, un policier dépêché de Bruxelles, est chargé de l’enquête, il vient de s’installer dans un pavillon avec sa fille Camille, sa femme étant décédée…
Très vite, Yoann et Drummer, son coéquipier, remontent certains indices qui convergent tous vers Jeff Lequais dit « L’indien », un SDF marginal vivant dans une cabane, en pleine forêt… Yoann retrouve Inès Buisson, une de ses anciennes petites amies lorsqu’il était plus jeune…
Brigitte Fischer, la bourgmestre de la ville, défend un projet de barrage qui couvrira une zone assez importante, elle missionne sa conseillère pour payer les derniers habitants afin que ceux-ci déménagent et laissent le champ libre pour la création du barrage…
La fille de Fischer, Zoé, sympathise avec Camille…
Le fils Fischer, Markus, était proche de Driss car les deux jeunes garçons faisaient partie du club de football local…
Mikael, le petit copain de Zoé, semble brutal ; l’enquête de Peeters avance à grand pas, ce qu’il va découvrir l’amène à explorer de nombreuses pistes, interrogeant de nombreuses personnes…
La policière Marjorie, Drummer et le chef de corps devraient soutenir Yoann dans cette enquête et ses investigations, c’est alors qu’il découvre l’horreur !
Mon avis :
On a rarement vu une série télévisée dotée d’un aussi grand suspense et d’une aussi grande rigueur dans le scénario car ici, tout se tient, tout est crédible ! Les scénaristes s’y sont mis à trois et cela se comprend aisément lorsqu’on voit le résultat ; « la trêve » est un série addictive et géniale, dès que l’on a entamé, on ne peut plus décrocher ! j’ai englouti les dix épisodes en moins de vingt quatre heures tellement j’ai été captivé !
Et que dire des acteurs ? ils sont tous fabuleux, Yoann Blanc en tête, avec sa névrose qui le force à aller jusqu’au bout de son enquête, même au prix de sa santé ; et les trognes des habitants, ils font peur ! tous atteints de pathologies ou de tares (Gilles de la Tourette, alcoolisme, sexualité déviante, satanisme, nazisme), « La trêve » ça ne rigole pas du tout et ce n’est pas du tout une série tous publics !
On assiste à un enchevêtrement de (fausses) pistes jusqu’à une révélation finale qui steacke tout le monde !
Il y a énormément de personnages suspectés et c’est bien là que réside l’habileté et le côté malin du scénario, on est complètement baladés ; on se dit « bon bah c’est cool, c’est lui le tueur, ça va s’arrêter là » et bien NON ! pas du tout ! Mathieu Donck et ses deux acolytes ont réussi un coup de maitre absolu ! un peu comme dans « Usual suspects » mais en encore plus balaise !
De plus, « La trêve » est une série complètement atypique qui explose tout ce qui a été vu précédemment, et à chaque fin d’épisode, on a les poils dressés, on est tétanisés (un peu comme dans certaines saisons de « 24 heures chrono »), chaque début d’épisode s’amorce par un rêve ou un songe d’un des protagonistes et on replonge dans l’histoire et dans les investigations de Peeters !
Extrêmement moderne, « La trêve » se sert de la technologie actuelle pour appuyer son côté de recherches policières (par facebook, notamment, ou par un hacker qui travaille pour la police et qui lui indique des pistes à exploiter), on a ici une série policière de grande habileté et qui ne fait décrocher à aucun moment le spectateur, à chaque minute, un personnage nouveau ou une situation nouvelle se greffe sur l’intrigue et vient tout faire basculer et remet tout à zéro !
« La trêve » est une série unique, qui prend certains éléments de grands thrillers mais avec une grande parcimonie (« Blair witch » pour la cabane, « Le silence des agneaux » pour l’arrivée de Yoann au domicile d’un suspect, « Usual suspects » lors du dénouement) mais « La trêve » est une série hyper intelligente qui sait garder son caractère et qui garde une aura propre à elle…
Rarement la qualité pour un thriller de télévision n’a été aussi loin et il faut plusieurs heures pour s’en remettre, « La trêve » signe un avant et un après pour le genre télévisuel et pour tout dévoreur de séries, celle-ci se hisse au palmarès des meilleures depuis au moins dix ans…
Une réserve seulement « La trêve » est une série qui fait peur, je suis sérieux, ça colle vraiment les pétoches, vous êtes prévenus !
Immense réussite, « La trêve » est inoubliable et lorsque l’on sait que les réalisateurs, à qui on a coupé certains crédits en plein pendant le tournage, n’ont jamais baissé les bras et se sont retroussés les manches comme des fous, ça ne fait qu’augmenter le respect et l’admiration que l’on se doit d’avoir pour eux…
Monumental à tous les niveaux, « la trêve » est une série à encourager et promouvoir absolument, un OVNI total rare, des séries bourrées d’idées et de talent comme celle-ci ça n’arrive pas souvent alors FONCEZ !
Si vous êtes dépressifs ou fragiles, attention, « La trêve » est très perturbant, quant aux autres, allez y direct !
Note : 10/10

Merci à Pierre à qui je dédicace cette critique








mardi 7 novembre 2017

Le moulin des supplices de Giorgio Ferroni, 1960

LE MOULIN DES SUPPLICES
de Giorgio Ferroni
1960
France/Italie
avec Dany Carrel, Pierre Brice, Scilla Gabel, Wolfgang Preiss, Liana Orfei
Fantastique gothique
96 minutes
DVD édité chez Neopublishing
aka Mill of the stone women
Synopsis :
Pays Bas, sur une petite île proche de Rotterdam…
Un jeune homme prénommé Hans part rencontrer le sculpteur Whal afin d’étudier une monographie sur les carillons, l’homme vit dans un moulin, dans ce lieu singulier, il y a également un manège avec des statues de cire, qui fait office de musée…
L’accueil est austère et Hans dispose de six jours seulement pour mener à bien sa tâche, Whal lui fournit des croquis et, parallèlement, Hans étudie avec son ami Ralf et sa petite copine Liselotte…
Un jour, Hans découvre que Whal a une fille nommée Elfie, la jeune femme a un corps superbe et envoûte Hans par sa beauté, celui-ci tombe irrémédiablement fou amoureux d’elle !
Elfie souffre, en fait, d’une grande pathologie proche de la névrose et de la schizophrénie ; Elle est « soignée » par le docteur Bohlem, un « ami » de Whal, mais celui-ci est en fait un charlatan et un ancien détenu de prison que Whal a pu faire sortir de l’incarcération en échange de ses services médicaux sur Elfie…
Très vite, Elfie communique sa pathologie à Hans qui commence à devenir névrotique lui aussi ; Liselotte et Ralf parviennent à ramener Hans à la raison après quelques jours de repos…
Ce n’est que quand Annelore, la chanteuse du cabaret qu’a l’habitude de fréquenter Hans, est kidnappée que Hans commence à se douter de quelques chose de très grave….
Elfie souffre d’une maladie du sang incurable et Bohlem, avec la complicité de Whal, pratique des transfusions sauvages sur des jeunes femmes qui servent de cobayes pour maintenir Elfie en vie…
Ralf et Hans vont chez Liselotte, cette dernière a disparu et n’est pas rentrée de la nuit !
Mon avis :
Prémices du genre gothique avec « Le masque du démon » tourné la même année, « Le moulin des supplices » est un film exemplaire que ce soit pour son scénario ou pour le découpage des plans, c’est un pur régal et surtout une histoire inventive, originale et d’une folle habileté puisque l’action se déroule dans un moulin, les décors ont une part très importante, tout comme pour les œuvres de Bava et le film emprunte déjà les codes bavaiens sans les plagier à aucun moment…
Comment ne pas tomber sous le charme d’Elfie (Scilla Gabel), elle est dotée d’une sexualité incendiaire avec sa poitrine à damner un sein, le personnage en lui-même est féminisé à l’extrême et cette pathologie qu’a la jeune femme dans le film ne fait que rehausser les pulsions que le spectateur (tout comme Hans) a pour elle…
On a rarement vu une femme aussi sexuée dans le panorama du métrage gothique transalpin !
Il y a même un côté « Frankenstein » avec le professeur Bohlem, bras droit de Whal et ancien taulard pratiquant des expérimentations douteuses de transfusions sanguines sur de frêles jeunes femmes (postulat vu également dans l’excellent « Sang du vampire » de Henry Cass sorti un an auparavant), par ailleurs Ferroni pousse le bouchon encore plus loin dans la perversité puisqu’on apprend, de fil en aiguille, que Bohlem est amoureux d’Elfie et veut en faire sa femme, ce qui sera source de discorde avec Whal !
La direction d’acteurs et l’interprétation sont excellentes avec nombre de monologues ciselés au millimètre et pourvus d’une grande intensité, les comédiens font ressentir la sensation d’effroi et de morbidité qui règne dans l’atmosphère de ce moulin, sorte de château maudit comme dans nombre de productions italiennes futures qui allaient reprendre ce canevas de la demeure à l’identique du film de Ferroni…
Ferroni a un talent absolu et même s’il n’a pas tourné pléthore de métrages, son passif de documentaliste y est pour beaucoup dans la qualité et la précision de sa mise en scène…
Et puis il ne faut pas oublier qu’on est seulement en 1960 ( !), « Le moulin des supplices » ose une grande modernité et instaure un climat inédit jusqu’alors dans le cinéma fantastique ou d’horreur, les visages de ces poupées de cire hanteront à jamais la mémoire de nombreux cinéphiles, Giorgio Ferroni signe ici un pur chef d’œuvre du film glauque et bizarre, il imprègne sa marque de fabrique et « Le moulin des supplices » fera incontestablement date, ce film marque d’une pierre blanche le style du gothique…
Atteinte d’une pathologie proche de son héroïne, l’ambiance atmosphérique a de quoi fasciner, tout comme les paysages extérieurs qui permettent un peu de « souffler » face au baroque intérieur du moulin…
Respirant quelque chose de malsain qui amplifie la peur qu’il provoque, « Le moulin des supplices » baigne dans l’épouvante de manière insolite, il est impératif de le visionner pour le public qui se dit fanatique de films gothiques ; si l’on devait retenir dix films gothiques dans l’entité du septième art, « Le moulin des supplices » figurerait dans cette prestigieuse liste des lauréats…
Un supplice pour les belles torturées, un délice pour le spectateur !

Note : 10/10







dimanche 5 novembre 2017

Vincent, François, Paul et les autres de Claude Sautet, 1974

VINCENT, FRANCOIS, PAUL ET LES AUTRES
de Claude Sautet
1974
France/Italie
avec Yves Montand, Serge Reggiani, Michel Piccoli, Umberto Orsini, Gérard Depardieu, Stéphane Audran, Marie Dubois, Pierre Maguelon, Myriam Boyer, Ludmila Mikael
118 minutes
Chronique de mœurs
Synopsis :
La France dans le milieu des années soixante-dix…
Le film narre par des chassés croisés la vie de tous les jours pour des amis de longue date qui se retrouvent le weekend dans une maison de campagne, ils aiment bien boire et bien manger et vivent les turpitudes des quinquagénaires, notamment via des cassures ou des problèmes de couples, ce qui rend leur existence plus difficile mais l’amitié, la vraie, est toujours là et chacun se remonte le moral comme il peut, prenant une part d’empathie pour l’autre, celui qui est en souffrance, qu’elle soit amoureuse ou financière…
Vincent est un directeur d’une usine séparé de Catherine, sa femme, il vit avec Marie et son entreprise est sur le point de faire faillite ; François, médecin de profession, fait partie de la bande de copains mais sa femme Lucie ne l’aime plus, François donne des coups d’éclats et des engueulades mémorables lors de repas animés…
Jean Lavallée, un jeune homme employé de Vincent s’entraine car il prépare un match de boxe ; Paul est écrivain et prend plaisir à retrouver ses amis lors d’escapades ou lors de soirées dans des restaurants gastronomiques, mais reste tout de même, par la force de l’âge, dans des moments de mélancolie…
Lorsque Vincent, dans un bar, est atteint d’une crise cardiaque et s’écroule, ses amis relativisent leurs problèmes et mettent de l’eau dans leur vin, ils se soudent pour aider Vincent, qui se remet petit à petit ; le film dresse un portrait d’une grande finesse sur l’amitié et ses valeurs et sur les difficultés pour faire perdurer un couple…
Claude Sautet nous raconte des tranches de vies avec un grand réalisme et sens de l’humain rarement développé au cinéma…
Mon avis :
Claude Sautet délivre un cinéma bien propre à lui et reconnaissable entre mille, il a la grâce pour nous conter des tranches de vie bien ancrées dans la société, notamment celle des années soixante-dix et il excelle dans la manière de narrer tous ces moments que rencontrent les personnages qu’il met en scène ; il a le don pour nous rendre proches des protagonistes et l’empathie est immédiate grâce à une direction d’acteurs sans faille et doté d’un très grand professionnalisme, on pourrait penser son cinéma ennuyeux et bien, pas du tout ; Claude Sautet parvient grâce à son talent à faire s’intéresser le spectateur aux personnages et aux situations qu’ils vivent, Sautet déroule la vie de façon fluide et très réaliste et ne s’embarrasse pas du moindre voyeurisme ni de la moindre violence, cela donne un rendu extraordinaire que peu d’autres metteurs en scène savent reproduire au cinéma…
Immense chef d’œuvre et pan énorme dans la filmographie de Claude Sautet, « Vincent, François, Paul et les autres » est un métrage très touchant, brillant qui nous donne le témoignage de ce que vivaient les gens à l’époque d’alors ; il y a à la fois une opulence (nous sommes en 1974) et aussi un déclin (l’entreprise de Vincent pris à la gorge financièrement qui ne peut pérenniser et va devoir fermer), les rapports amoureux sont très compliqués et les couples s’entrechoquent, se déchirent…. Ce qui rend malheureux les êtres devenus seuls, « Vincent, François, Paul et les autres » dresse un portrait de la difficulté à rester seul mais le point positif c’est la camaraderie et l’absence de conjoint se comble par la présence des amis fidèles et loyaux, certains passages sont même bouleversants devant la détresse amoureuse de Vincent qui envoie valser son bureau (extraordinaire Yves Montand), Piccoli donne des scènes mémorables (lorsqu’il coupe le gigot et que tout part en live dans une engueulade pas piquée des hannetons)…
Les personnages féminins ne sont pas en reste et Claude Sautet ne se polarise pas uniquement sur les hommes, les femmes ont également leur place dans l’intrigue (Marie Dubois, Stéphane Audran et Ludmila Mikael sont superbes et incarnent à merveille la féminité)…
« Vincent, François, Paul et les autres » est aussi l’occasion de voir Gérard Depardieu jeune et il a déjà la prestance et la présence d’un grand acteur ; à noter l’apparition fugace (deux plans séquences) de Pierre « Terrasson des Brigades du tigre » Maguelon qui fait une étude de transaction avec Vincent/Yves Montand…
« Vincent, François, Paul et les autres » respire le bonheur des années soixante-dix et apporte une fraîcheur indéniable au cinéma de l’époque, c’est aussi une leçon de mise en scène avec un passage hallucinant entre Piccoli et sa femme avec une tridimensionnalité de miroirs hyper balaise au niveau de la technique, Claude Sautet maitrise autant le visuel que le narratif et l’effet provoqué est bluffant…
Pur chef d’œuvre et figurant parmi les meilleurs films de son auteur, « Vincent, François, Paul et les autres » est un film absolument à visionner pour tout cinéphile, tout public, c’est une œuvre juste, émouvante, attachante et fidèle à la réalité, Claude Sautet donne un aspect sensationnel à des petites choses de la vie, il transcende le quotidien avec sa caméra pour restituer la magie du septième art et nous bouleverse par son sens de l’humain et par la justesse avec laquelle il donne corps aux âmes des personnages qu’il emploie…
Fantastique et lumineux, « Vincent, François, Paul et les autres » n’a pas pris une ride et les situations qu’il développe sont toujours d’actualité, je dirais même qu’elles sont éternelles…
Un film immense…

Note : 10/10






mercredi 1 novembre 2017

Predators de Nimrod Antal, 2010

PREDATORS
de Nimrod Antal
2010
Etats-Unis
avec Adrien Brody, Danny Trejo, Laurence Fishburne, Alice Braga, Topher Grace, Walton Goggins
Science fiction/aventures
108 minutes
Produit par Robert Rodriguez
Budget : 40 000 000 dollars
Recettes mondiales : 127 233 108 dollars
Synopsis :
Sur une autre planète que la Terre, dans un futur proche…
Royce, un militaire, tombe d’une chute en parachute vertigineuse, celui-ci met un temps fou à s’ouvrir et Royce croit qu’il ne va pas survivre ; il atterrit dans un environnement qui lui fait d’abord penser à la jungle amazonienne et pense être seul ; c’est alors que d’autres personnes surgissent du ciel, il s’agit d’Isabelle, Cuchillo, un guerillero sans foi ni loi, Edwin et une poignée d’autres, le modus operandi est identique que pour Royce et les jeunes gens, au fur et à mesure de leurs pérégrinations, comprennent qu’ils sont sur une autre planète que celle terrestre lorsqu’après avoir marché pendant quelques heures ils voient surgir du ciel plusieurs astres qui ressemblent à des soleils…
Mais bien sûr ce serait trop facile, Royce et les autres sont attaqués par des bêtes sangliers mutants, ils parviennent à en neutraliser quelques- uns mais le pire est à venir !
Les Predators qu’avaient connus Dutch en 1987 guettent Royce et Isabelle, puis les attaquent !
La nuit tombe et cela ne va pas arranger les choses, bien au contraire…
Les Predators commettent un carnage parmi les hommes présents, il ne reste plus que Royce et Isabelle…
Leur enjeu sera double : survivre aux raids meurtriers des Predators et tenter de retrouver un vaisseau spatial dont ils connaissent l’existence, pour y embarquer et rejoindre la Terre…
La tâche s’annonce d’autant plus difficile que les Predators sont nombreux (des dizaines) et qu’ils ont une longueur d’avance sur Royce et Isabelle, ayant une vue nocturne qui capte la chaleur des corps, alors que Royce et Isabelle se sont réfugiés dans une grotte…
Un combat sans merci et un véritable calvaire s’amorce pour sauvegarder sa vie !
Mon avis :
Tourné en cinquante-trois jours et produit par l’inénarrable Robert Rodriguez, ce « Predators » a été conçu pour être au film de Mac Tiernan ce que « Aliens, le retour » était au premier opus mis en scène par Ridley Scott en 1979…
Hélas, autant dire que c’est raté et ce « Predators » souffre d’un timing très tardif (le premier Predator apparaît seulement à la quarantième minute du film !), le geek cinéphile constatera qu’il s’agit d’un gros pétard mouillé et la première demie heure de « Predators » est catastrophique par sa répétitivité, Brody se pignole avec les autres en avançant dans la jungle (le film a bel et bien été tourné aux Etats-Unis !) et l’action met un temps fou à s’enclencher, c’est bourré de parlote pas toujours heureuse (les vannes vulgaires et foireuses sont légion)…
Rares sont les rebondissements qui donnent de l’entrain au métrage et l’apparition des sangliers mutants font penser à la bête du Gévaudan du « Pacte des loups », mais ça chlingue le CGI grossier et les scènes d’attaques font plus rire que frissonner, un comble pour un film qui se revendique mix de SF et d’aventures !
Mais là où ça coince complètement et là je ne démords pas, ça met vraiment la rage ! c’est que plus de la moitié du film se déroule de nuit et que là, on n’y voit plus que dalle !
Je ne sais pas si c’est volontaire de la part de Nimrod Antal mais ce manque de luminosité absolue fait pédaler le film dans la choucroute, que ce soit pour suivre l’histoire et s’intéresser au sort des protagonistes, le spectateur décroche alors complètement et « subit » le film (je n’imagine même pas ce que ça a dû être au cinéma !), bref c’est du gâchis total !
Avec un peu d’inventivité et de talent, « Predators » aurait pu/dû être sympa et devenir un actioner SF burné, ici il n’en est rien, le film est mou du genou et les fulgurances pour rehausser la dynamique tombent quasiment toutes à plat !
Brody n’a pas la carrure de Schwarzenegger, Danny Trejo disparaît rapidement et même les Predators sont hideux et mal exploités, un comble !
La chute en parachute du début était pourtant pas mal et intéressante mais ce souffle épique se perd pratiquement tout de suite dès que Brody et ses acolytes entament leurs logorrhées balourdes et interminables, le spectateur et fan de la saga était vraiment en droit d’obtenir mieux que ça…
Tentative de redorer et revigorer une saga qui était entâchée par les deux navets délirants « Aliens VS predators », « Predators » n’apporte rien à la série des films et se placerait même en deçà du deuxième AVP ; Mac Tiernan peut dormir sur ses deux oreilles, aucun autre métrage de la série des « Predator » n’arrivent au niveau de celui qu’il a réalisé il y a trois décennies !
Anémié, lourd, atone et sans la moindre âme geekesque, « Predators » est un navet désolant que les aficionados ne visionneront uniquement que si ils veulent voir l’intégrale des films de la saga, autrement c’est un film qui ne laisse aucune empreinte et qui s’oublie une heure après avoir été vu, aucun charisme, aucune réplique culte, on est coincé pendant cent huit minutes et quasiment aucune jubilation à la vision, c’est l’antithèse du film de 1987…

Note : 4/10






samedi 28 octobre 2017

Vierges pour le bourreau de Massimo Pupillo, 1965

VIERGES POUR LE BOURREAU
de Massimo Pupillo
aka Max Hunter
1965
Italie/Etats unis
avec Femi Benussi, Mickey Hargitay, Walter Brandi, Alfredo Rizzo, Moa Tahi, Rita Klein
Film gothique fantastique
85 minutes
DVD édité chez Artus films
aka Il Boia scarlatto
aka Bloody pit of horror
Synopsis :
Un petit village d’Italie, au milieu des années soixante…
Daniel Parks, un directeur d’éditions de romans-photos accompagne toute une équipe de mannequins aussi bien féminins que masculins, ainsi qu’un photographe et Nick, un écrivain ; leur but est de trouver un endroit insolite où ils feront une série de clichés pour le magazine, Daniel Parks étant pris à la gorge et sa revue au bord de la faillite…
Les jeunes gens jettent leur dévolu sur un château de vieilles pierres qu’ils trouvent de manière fortuite et qui semble inoccupé, l’un des hommes présents escalade un muret et ouvre aux autres qui s’installent illégalement au sein du manoir…
Très vite, ils vont s’apercevoir qu’ils ne sont pas les seuls dans ce lieu et leur hôte, un homme très bizarre leur propose l’hospitalité uniquement pour la nuit ; il s’agit de Travis qui a flashé sur Suzy, un des jeunes mannequins, et qui a des desseins libidineux sur la jeune femme…
L’équipe se met en place et le photographe commence à prendre des clichés qui mettent en  scène les mannequins…
Travis reluque les superbes jeunes femmes lorsqu’elles sont dévêtues par les yeux d’une gargouille située sur le dessus d’une cheminée…
C’est alors qu’au prologue, on apprend que quelques siècles auparavant, un bourreau sadique qui avait violé des femmes vierges, fut tué et entreposé dans un sarcophage à piques, laissé pour mort, le bourreau est en fait reclus dans les caves souterraines du fameux château où se trouvent justement les mannequins et le photographe !
Lorsque deux hommes décident d’aller voler du vin dans les caves du châtelain, l’un d’eux renverse par inadvertance une hallebarde qui casse le cadenas du sarcophage !
Le bourreau légendaire se réveille et peut ainsi assouvir ses pulsions en commettant de nouveaux crimes sur les jeunes femmes…
Mais une révélation surprenante et inattendue va émailler le film d’un rebondissement, Travis, le châtelain, connaissait la présence du bourreau et cet homme est possédé lui-aussi !
Personne ne se méfie de lui, ce qui va amplifier le malaise et décupler les crimes !
Mon avis :
Tourné dans la foulée et à quelques jours d’intervalles avec « Cimetières pour morts vivants », ce « Vierges pour le bourreau » est un très sympathique cocktail d’épouvante et d’érotisme, pourvu de scènes de tortures et de passages scabreux…
Le passage de voyeurisme sur les filles à la plastique irréprochable n’est pas sans rappeler le reluquage de Perkins dans le « Psychose » d’Hitchcock sorti cinq années auparavant et l’ensemble se suit allègrement avec un personnage principal du « bourreau » particulièrement pervers et sadique ; il y a une très grande inventivité dans les instruments de torture et une grande application aussi bien pour les costumes que pour les décors…
Dès l’entame avec un prologue qui sera repris dans « Le vampire et le sang des vierges » de Harald Reinl (le cinéaste teuton nous a fait un copier coller flagrant !), on comprend que le sadisme sera inhérent au métrage et Pupillo, sous l’appui des producteurs américains, a mis le paquet pour respecter les codes du gothique, mais en pimentant l’intrigue avec l’originalité des mannequins et du photographe venus ici pour faire des clichés pour un roman-photo, ainsi ce ne sont pas juste des personnes lambda qui sont la cible du bourreau mais de frêles jeunes filles, ce qui, bien entendu, sera un bon prétexte pour dévoiler leurs plastiques et leurs charmes, les donzelles étant évidemment hyper sexuées et peu avares de leurs attributs…
Les protagonistes sont pour la plupart extrêmement couillons et le jeu de massacre engagé sera réjouissant, exactement comme l’avait fait Bava dans « L’ile de l’épouvante », ces idiots empreints de vénalité, le bourreau se fera un plaisir de les occire et le spectateur prendra part à cette annihilation, dans un mixage de stupre et de décadence (Pupillo sait y faire et ne recule devant aucun stratagème pour appuyer là où ça fait mal, avec un passage particulièrement osé où une pique lacère des tétons avec deux filles tournantes)…
Le scénario est très habile avec un rebondissement inouï vers le dernier quart d’heure que nul n’aurait soupçonné, aussi bien les pauvres victimes du film que le spectateur….
« Vierges pour le bourreau » est intrinsèquement hyper vintage et kitsch et c’est le témoignage absolu de films qui étaient projetés dans les cinémas de quartier comme le Ritz, le Colorado ou le mythique Midi-Minuit, par conséquent il rend honneur à ces lieux cultes et ravira les cinéphiles nostalgiques de ces petites productions fantastiques gothiques pas prétentieuses pour deux sous qui florissaient sur les écrans des salles obscures dans les années soixante soixante –dix….
Pur régal, « Vierges pour le bourreau » bénéficie d’un rythme soutenu et même de bagarres proches de la savate qui donnent ainsi une plus-value de tonicité à un film regorgeant d’énergie et de dynamisme…
Comme toujours, l’édition DVD de Artus films est impeccable, avec une image superbe et un travail d’orfèvre et un Alain Petit qui s’est surpassé dans les bonus et qui nous apprend des tas  de choses, ses informations sont une mine d’or et sa prestation cinéphilique immanquable !
Considéré à juste titre comme un film culte, « Vierges pour le bourreau » n’a rien perdu de son impact et s’impose même comme l’un des meilleurs fleurons du cinéma gothique transalpin du milieu des années soixante…
Un film que l’on n’oublie pas et qui reste indispensable à acquérir pour tout cinéphile fanatique de ce genre, la nostalgie amplifie l’empathie immédiate que l’on aura en le visionnant…
Note : 8/10

Dédicacé au camarade Frédéric Nury





dimanche 22 octobre 2017

STARGATE de Roland Emmerich, 1994

STARGATE
La porte des étoiles
de Roland Emmerich
1994
France/Etats-Unis
avec Kurt Russell, James Spader, Jaye Davidson, Alexis Cruz, Mili Avital
121 minutes
Fantastique/Aventures
Budget : 55 000 000 dollars
Recettes mondiales au box- office : 196 600 000 dollars
Synopsis :
Etats-Unis, milieu des années quatre-vingts dix…
Daniel Jackson, un éminent égyptologue, donne une conférence, les thèses qu’il développe semblent délirantes et l’assemblée décontenancée présente dans la salle quitte le lieu ; Jackson aurait découvert des codes permettant de rejoindre un univers parallèle !
L’armée s’intéresse à tout cela, le colonel Jack O’Neil, un militaire qui a perdu son fils se fait réintégrer et est missionné avec Jackson et quelques autres hommes aguerris pour traverser un champ magnétique, enfoui secrètement dans une base souterraine de l’armée américaine…
Lorsque ces hommes atteignent la « porte des étoiles », ils se retrouvent dans un endroit désertique ressemblant au Sahara…
Jackson trouve une sorte de chameau mutant puis les militaires découvrent Râ, un demi dieu et toute une population d’autochtones dont Skaara et Sha’uri…
Des êtres belliqueux terrorisent ces villageois et ont formé une base sous la forme d’une gigantesque pyramide d’où s’échappent des vaisseaux spatiaux…
Alors que les belligérants attaquent la ville de Nagada, O’Neil et ses hommes (avec l’aide de Jackson) comprennent qu’ils ont pour mission de sauver la population opprimée…
Une lutte sans merci est alors amorcée !
Mon avis :
Roland Emmerich ne s’est, une fois de plus, pas trop foulé et concentre surtout son film sur le spectaculaire, un peu comme aux jeux vidéos, au détriment de la psychologie des personnages voire même la direction d’acteurs (catastrophique), il n’exploite pas du tout le côté dramatique de la mort du fils de Jack O’Neil (Kurt « Snake Plissken » Russell, ici l’ombre de lui-même) qui aurait pu donner de la consistance à ce personnage et privilégie une histoire assez invraisemblable et souffrant de lacunes énormes (le langage des militaires est le même que certains des villageois et ils arrivent à communiquer !) ; Emmerich ne se préoccupe pas trop de la crédibilité du scénario et il y a un gros handicap : les dialogues très vulgaires et parfois débiles (« c’est parti mon kiki », « passe le bonjour à Toutankhamon, ducon ! », ça a beaucoup de mal à passer, même un gamin de CE2 n’aurait pas oser !)…
En fait, pour certaines séquences on est même proche du NANAR, la scène de la minuterie c’est tout ce qu’il ne faut pas faire dans un montage et Emmerich saute à pieds joints dans la connerie (le passage dure facilement un quart d’heure pour un compte à rebours programmé à sept minutes et on voit le compteur au moins dix fois à l’image, ça ne colle pas du tout et ça en devient risible !)…
James Spader semble distant de son personnage et éternue et se mouche en permanence (ça va cinq minutes), la mini love story avec la jeune autochtone ne tient pas la route et bien sûr, cliché absolu !, on a droit au baiser final, Emmerich bouffe à tous les rateliers et n’imprime jamais un style novateur, différent ; il ne fait que reprendre ce qu’il a vu dans d’autres films et, au final, reproduisant tous les poncifs du film d’aventures et de science – fiction, il n’apporte rien du tout au cinéma !
Et puis le film met un temps fou à rentrer dans l’action, il se réveille juste à sa moitié, au bout d’une heure !
Ce qui est hallucinant, c’est l’argent que « Stargate » a coûté : 55 millions de dollars, et aucune imagination ni qualité, mais il a tout de même rapporté quasiment quatre fois plus !
« Stargate » a hyper mal vieilli, même si, reconnaissons que les effets spéciaux sont assez bluffants, mais disséminés avec parcimonie dans le film…
Il y manque le relief d’un Spielberg ou d’un Carpenter, Roland Emmerich ne fait que débiter des scènes friquées sans la moindre âme et ne se préoccupe guère des protagonistes, il bourrine sur les passages impressionnants (il fait ça dans tous ses films, en fait) mais se contrefout de « l’humain », des relations humaines et de l’aspect humaniste…
Mais bon, vu que ça marche au box- office, Emmerich aurait tort de se poser des questions donc il continue à nous servir la même soupe, les mêmes films calibrés block busters et le public (le plus souvent des ados) suit…
Sur son dernier film, la suite de « Independence day » sortie en 2016, là par contre il s’est gamellé royalement et ce film annonce presque sa fin de règne !
Bref, il aurait vraiment dû faire des efforts mais apparemment, ça doit lui passer derrière la tête, son cinéma est creux, vide et toujours formaté de la même façon, quel dommage !
Malgré une ou deux scènes plutôt réussis (le passage dans l’hyper espace, la vision de la pyramide, les attaques des vaisseaux avec bombardements dans le sable), « Stargate » reste un film de bas niveau souffrant de ses clichés et demeurant très faible en densité…
Le seul avantage est qu’il est tout public, donc si vous avez des enfants, foncez, vous pouvez leur montrer ce spectacle !
Quant aux autres, les cinéphiles qui scrutent les moindres détails de la qualité d’un film, ils pourront vite s’apercevoir que cette qualité, justement, est absente…

Note : 3/10





RATMAN de Anthony Ascot, 1988

RATMAN
de Anthony Ascot
de son vrai nom Giulano Carmineo
1988
Italie
avec Nelson de la Rosa, David Warbeck, Janet Agren, Eva Grimaldi, Werner Pochath, Luisa Menon
82 minutes
Nanar fantastique
Musique de Stefano Mainetti
Edité en VHS chez Delta vidéo
Inédit en DVD en France
Produit par Flora films
aka Quella villa in fondo al parco
Synopsis :
Une ile des Caraïbes, milieu des années quatre-vingts….
Un savant fou résidant sur l’archipel a réussi à créer, lors d’expérimentations scientifiques de mutations avec des rongeurs, un être hybride, mi-rat mi-singe, le monstre s’échappe de sa cage ; un photographe d’une revue de mode a élu domicile avec quelques- uns de ses top models sur l’ile ; alors qu’il prend des clichés de Marlis, une des mannequins, celle-ci découvre une tête de cadavre ensanglantée coincée entre deux rochers ; le photographe lui interdit de prévenir les autorités…
Peggy, un autre mannequin, sera assassinée ; sa sœur Terry doit arriver sur l’ile  pour reconnaître le corps à la morgue ; lors de sa venue à l’aéroport, elle sympathise avec Fred Williams, un écrivain ; Terry lui explique la situation et cela intéresse Fred, qui souhaite faire un article de tout cela…
Arrivée à l’institut médico-légal, Terry ne reconnaît aucunement les cadavres que la police lui présente, ce n’est pas le corps de sa sœur !
Marlis se fait agresser un soir, serait-ce donc ce mystérieux monstre mi-rat mi-homme ?
Les meurtres vont bon train et la police semble impuissante à élucider les crimes !
Fred Williams et Terry décident de mener eux –mêmes l’enquête, ce qu’ils vont découvrir est surprenant !
Mon avis :
Oulala mais c’est le bordel complet ce « film » !
Le Ratman ne fait pas peur du tout et semble totalement inoffensif, on lui met un coup de tatane et il dégage, non là vraiment « Ratman » c’est le pur gros nanar qui fait plus se bidonner que frissonner, on est au quarantième sous-sol du film grindhouse et on se demande encore ce qu’un acteur comme David Warbeck est venu faire dans une purge pareille !
L’avantage c’est qu’au moins on rigole et ce, dès le début, avec la séquence des photos sur la plage et la « découverte » de la tête de mort entre les rochers (le maquilleur on se demande où ils l’ont recrutés !) ; dialogues ineptes, scénario inexistant et continuité de l’histoire anarchique, « Ratman » est une insulte au film bis transalpin et les flics passent vraiment pour des blaireaux…
Quant à la photo du film on dirait que le budget a été cramé au bout de deux jours et qu’on a coupé l’électricité, dans « Ratman » 70 % se déroule de nuit et on y voit absolument que dalle !
Très peu de gore et des meurtres hors champs et indiscernables, si vous vous attendiez à de l’horreur, passez votre chemin ; « Ratman » est un film hyper mal branlé, même sur les séquences d’attaques du Rat on voit bien que la personne qui se fait agresser soulève et maintient l’acteur Nelson de la Rosa qui n’a juste qu’à bouger les jambes, du foutage de gueule à ce niveau tient de l’anthologique, il n’y a bien que les Italiens pour oser pondre un truc pareil !
Summum du ridicule, le « Ratman » se fait surnommer « Ratounet » (sic) par le savant qui l’a créé, c’est vraiment la poilade totale !
Bien sûr, il y a la belle Eva Grimaldi qu’on voit à poil de fond en comble dans une  scène de douche totalement gratuite et habituelle pour ce genre de grindhouse movie (comme Alexandra delli Colli dans « Zombie Holocaust »), David Warbeck fume clopes sur clopes, Janet Agren reste inexistante et son jeu est hyper fade et le final c’est juste du portnawak (« Ratounet airlines » mieux que la Lufthansa ou Easy jet), non là franchement on touche le bas de gamme du film d’exploitation…
Pas étonnant que « Ratman » ne soit jamais sorti en DVD dans l’hexagone, c’est pas près d’arriver qu’un éditeur se hasarde à le mettre en circulation tant ce film est nul et surtout affreux techniquement, si encore il y avait eu une recherche dans la manière de filmer ou une application quelconque dans les plans, ici c’est un zéro pointé !
Complètement nul et petit plaisir coupable pour les cinéphiles qui n’ont rien d’autre à se mettre sous la canine, « Ratman » souffre d’une sévère vacuité et n’a aucune qualité, à part le fait de déclencher les zygomatiques à quelques passages du visionnage, pour le reste on a un écran noir ou très sombre et quasiment que dalle !
A fuir lourdement !
Note : 1/10